inhnobikwa.org

Brésil, Djudjê-kô, 2018-21.

Le fleuve est bas avec sur les rives de la boue de métaux lourds. Les familles ne vont presque plus s’y baigner. Un groupe de Xikrin, le docteur Botelho et moi, sommes très préoccupés par la situation qui empire d’année en année. Durant notre séjour des réflexions et des actions sont menées et les Xikrin élaborent des stratégies pour combattre le mal, notamment la contamination de l’eau par les usines de Vale.

Des difficultés s’ajoutent, en particulier le fossé entre les générations : celle des anciens attentifs à l’avenir de leurs petits-enfants et celle des jeunes attirés par la vie urbaine, parfois perdus et insatisfaits de leur existence dans la forêt. Je ne veux pas en faire une généralité, j’ai remarqué aussi que de plus en plus de jeunes s’investissent dans la cause de leur peuple. Avec certains, nous avons d’ailleurs réalisé des vidéos sur la pollution des fleuves que nous avons partagées avec nos contacts et sur les réseaux sociaux. Ces actions eurent des échos positifs et ont entraîné une synergie au sein du groupe. Ainsi, en 2018, pendant les discussions sur des sujets de société, ils se sont rendus compte que leurs smartphones pouvaient être utilisés comme des outils de résistance. Avec une connexion Wi-Fi et bien employés, ils offrent la possibilité de militer et de divulguer des messages à travers la planète, en utilisant la puissance de Google, de Youtube et des réseaux sociaux.

J’ai proposé de mettre en place une plateforme internet où il serait possible de partager immédiatement des contenus culturels et de revendication produits par ceux qui le désirent. Ce projet est approuvé d’un commun accord et nous constituons le collectif inhobikwa, un terme particulièrement employé au sein de la communauté qui veut dire «ami».







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